« Léviathan »

Feutre fin, encres et aquarelles. 14,8 x 21 cm.

« Ses éternuements font briller la lumière, ses yeux sont comme les paupières de l’aurore. Des flammes jaillissent de sa bouche, des étincelles de feu s’en échappent. Une fumée sort de ses narines, comme un vase qui bout, d’une chaudière ardente. Son souffle allume les charbons, sa gueule lance la flamme. La force a son cou pour demeure, et l’effroi bondit devant lui (…) Quand il se lève, les plus vaillants ont peur, et l’épouvante les fait fuir. C’est en vain qu’on l’attaque avec l’épée, la lance, le javelot, la cuirasse, ne servent à rien. Il regarde le fer comme de la paille, l’airain comme du bois pourri. La flèche ne le met pas en fuite, les pierre de la fronde sont pour lui du chaume. Il ne voit dans la massue qu’un brin de paille, il rit au sifflement des dards (…) Il fait bouillir le fond de la mer comme une chaudière, il agite comme un vase rempli de parfums. Il laisse après lui un sentier lumineux, l’abîme prend la chevelure d’un vieillard. Sur la terre nul n’est son maître, il a été créer pour ne rien craindre. Il regarde avec dédain tout ce qui est élevé, il est le roi des plus fiers animaux »-Job 41:3-25

MÒR est le nouvel enfant du collectif nantais très prolifique La Harelle. Ses riffs furieux et ses battements lourds me permettent d’entrapercevoir tout le gigantisme d’une bête primordiale, ici le Léviathan avec sa gueule en porte des enfers.

Mòr commençant à agiter les eaux(ou les os?) du Petit Bain, le 2 Mai 2025.

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