Des masques en papier-mâché

Votre modeste serviteur en capuche sous son avatar de papier avec (possiblement ?) du corpse paint.

Si il y a bien quelque chose que l’on remarque souvent dans l’univers du Black Metal, et autres scènes obscures, c’est la sacralisation de l’Anonymat. La musique, l’entité artistique sombre qui habite l’artiste, doit prendre le dessus sur le corps, sur l’humain. Cela passe par des pseudonymes, des capuches, du corpse paint, ou encore, des masques. Cela n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.

Mon deuxième masque réalisé pour Gristopie

De prime abord, le papier semble être une bien délicate matière, mais lié avec de la colle, en couche avec plusieurs feuilles, il conserve une souplesse relative, gagne une grande solidité et une légèreté folle, ce qui j’imagine doit être plutôt confortable sous les feux infernaux des projecteurs, dans tous les sens du terme. Aussi surprenant soit-il, je n’ai pas gardé le moindre souvenir d’avoir déjà fait un quelconque objet avec du papier-mâché dans ma jeunesse. Le papier est une matière assez naturelle dans le fond, qui inonde nos existences et qui finit trop souvent aux incinérateurs, de plus, le coût de la vie étant ce qu’il est, c’était vraiment regrettable pour moi de ne pas rattraper ces lacunes de l’enfance.

Si vous êtes intéressé et que vous voulez également avoir un masque pour être une fringante créature sauvagement mystérieuse grâce aux possibilités immenses du papier-mâché, n’hésitez pas à me contacter voir ici dans comment me contacter ?

Making Of : Premier masque de Galérien, de moi à moi.

« Le Lycanthrope »

Comme toutes les bonnes premières fois on commence par un système D complètement fumeux mais passionné, dans mon cas: une base en argile qui repose sur un masque en plastique rudimentaire pour avoir un minimum de repères, un mille-feuille de film pour éviter la prise du papier sur la terre.

Puis je place des éléments organiques, ici de vraies dents de sanglier avec sertissage de papier et de colle de riz (je veux un masque sain et durable sur la peau) je complète les dents manquantes avec du papier-mâché sur du carton et travaille les volumes.

La dépouille du Troglodyte mignon

Pour cette première, les cieux m’ont offert un petit troglodyte mignon sans vie. Cette petite fée vivait dans un petit parc de centre ville, sûrement fauchée par la mort dans son carrosse d’acier, à l’entrée de son domaine. Je vous rassure que je ne suis pas à l’origine de cette triste fin, j’arpentais les avenues de mes pieds. Néanmoins il faut admettre que cette ravissante créature a de très jolies et élégantes plumes, un bouc parfait pour le masque pas vrai ?

Et le voilà terminé.

Un deuxième dans la foulée

« Le Damoiseau »

Ce deuxième masque est cette fois-ci Veggie friendly avec des « plumes » en véritables feuilles (non de papier).

Gristopie est le plus beau pour aller danser